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Voiture thermique et électrique : comparatif (par rapport à la pollution)

La forte dégradation de la couche d’ozone et le réchauffement climatique ont emmené les experts à effectuer diverses recherches sur les causes de ces phénomènes et ainsi trouver les solutions adaptées.

Il a été révélé que de nombreux facteurs sont à la base de la pollution de l’atmosphère et les voitures occupent une grande place parmi ces causes. Diverses lois et règlements ont donc poussé les constructeurs automobiles à trouver des solutions innovantes, dont la fabrication de voitures électriques.

Cependant, des études estiment que ces véhicules, à l’instar des voitures diesel et essence, polluent également l’air. Qui des véhicules thermiques ou électriques émettent donc le plus de gaz à effet de serre ?

L’impact environnemental des voitures thermiques et électriques

Des inconditionnels de la protection de l’environnement affirment que les voitures électriques, qui devaient être une solution pour lutter contre la pollution automobile, détruisent plus l’environnement que les autres véhicules. D’autres soutiennent que les voitures thermiques sont plus dangereuses. Nous allons donc comparer l’empreinte Carbone de chacun de ces types de véhicules à différents niveaux.

  • Au niveau de la fabrication

Les études ont révélé que les véhicules électriques produisent, à ce niveau, en moyenne 50 % de CO2 de plus qu’une voiture diesel ou essence. En effet, la fabrication de la batterie de ce type de véhicule nécessite l’utilisation de matériaux souvent difficiles à obtenir, notamment le cobalt, le graphite, le manganèse, le lithium et le nickel. Leur extraction nécessite une importante quantité d’énergie auxquels on doit ajouter l’eau et des adjuvants chimiques qui sont très dangereux pour la nature.

  • Au niveau de l’utilisation

La voiture électrique s’avère moins polluante que les automobiles thermiques. En effet, l’électricité produite provient à 75% du nucléaire, il n’y a donc pas d’émission de CO2.

Dans les pays comme la Chine, les États-Unis, l’Allemagne ou la Pologne qui produisent l’électricité à partir du gaz, du pétrole ou du charbon, le véhicule électrique émet du CO2.

Au niveau de l’utilisation, la voiture électrique est plus écologique que la voiture à moteur traditionnel, mais à partir de 30 000 et 40 000 km l’empreinte carbone des deux types de véhicules est identique. Compte tenu du fait qu’un ménage parcourt en moyenne 13 000 km par an, il faut donc trois ans pour qu’un véhicule électrique pollue moins qu’une voiture thermique.

En tonne équivalente CO2, pour 150 000 km, la voiture électrique produit 6,57 tonnes eq.CO2 lors de la fabrication, pour 3,74 tonnes eq.CO2 pour le véhicule thermique. Lors de l’utilisation, la voiture électrique émet 2,34 tonnes eq.CO2 et les thermiques 18,26 tonnes eq.CO2. Le bilan total est de 9 tonnes eq.CO2 pour l’électrique et 22 tonnes eq.CO2 pour le diesel et essence.

Les experts affirment que le bilan de l’électrique s’améliorera au cours des prochaines années, avec la mise en circulation de véhicules qui excèdent 150 000 km. De plus, l’usage du lithium va baisser, les énergies renouvelables seront privilégiées et les réseaux intelligents permettront de réduire la consommation électrique.  

  • Au niveau du recyclage

Une batterie électrique a une durée de vie moyenne de dix ans. Durant cette période, les batteries usagées qui renferment des matériaux nocifs, rares, précieux, mais également des acides peuvent excéder les 100 000 tonnes par an, et le volume à recycler peut atteindre 700 000 tonnes en plus d’une dizaine d’années. Les autorités compétentes ont donc pris les dispositions nécessaires pour assurer le stockage et le retraitement des déchets.